Voilà un sujet fort intéressant qui, sans aucun doute, vient à l’esprit de tout élaborateur! Je ne pense pas que les raisons météorologiques puissent constituer l’unique explication ayant poussé Bach à recourir à deux méthodes d’élaboration. Beaucoup d’éléments, à la lecture approfondie des écrits de Bach, nous pousseraient plutôt à chercher d’autres explications.
Dans mes recherches, j’ai trouvé que le travail de Jordi Cañellas(1) pouvait nous guider sérieusement dans ce cheminement. Je ne fais que citer ses pensées et j’espère ainsi apporter un petit grain de sable dans cet océan d’informations.
Pourquoi nomme-t-on la deuxième série des fleurs de Bach « plus spiritualisées » ? Est-ce que le mode de préparation pourrait nous donner quelques pistes ?
Voilà donc une excellente question. Pourquoi Bach parle-t-il en ces termes de la deuxième série de fleurs ? Est-ce que le mode d’élaboration aurait quelque chose à voir là-dedans ? Serait-ce parce que la majorité de ces élixirs sont issus d’arbres ?
La majorité des élaborateurs a, semble-t-il, cessé d’utiliser le mode d’élaboration par ébullition. Nous allons donc nous pencher sur les qualités de ces deux modes d’élaboration.
SOLARISATION
Dans la préparation des élixirs par solarisation, interviennent fondamentalement, deux éléments: le Feu (Soleil) et l’Eau (l’eau dans le bol) qui agit comme récepteur de l’information florale. Dans un certain sens, nous pourrions le comparer à une photographie, ou la lumière (le Soleil) reflétée sur un objet (la fleur) imprime le papier photographique (l’eau).
Si nous étudions la signature des Fleurs de Bach, principalement celle des 12 Guérisseurs, nous observons une polarité entre ce que manifestent leurs racines, tiges et fruits d’un côté et, de l’autre, ce que manifestent les fleurs.
Rappelons-nous que les 12 guérisseurs sont des fleurs pour des personnalités où le don et le défaut ne sont qu’une question de degré. La polarité est le mot-clé des premiers élixirs et de la solarisation. D’une certaine façon, nous pourrions dire que les élixirs préparés par solarisation permettent d’extraire, de manière très polarisée, le don ou la qualité propre à l’espèce en question. La lumière sans les ombres. C’est un élixir polarisé par la vertu. Pour travailler sur les obscurités de notre personnalité, c’est ce dont nous avons besoin.
Il est important de noter que, dans la solarisation, Bach rappelle qu’uniquement les fleurs doivent être dans l’eau, sans morceaux de tiges ni de feuilles. La fleur est l’incarnation de la vertu, qui, ne l’oublions pas, est présente dans toutes les plantes. Ainsi, la fleur est l’exposante de la polarité (la fleur a un sexe, mâle ou femelle, Yin et Yang, mais ni les feuilles, ni les racines, ni les tiges ni les fruits ne sont mâles ou femelles).
Dans la fleur, l’information est dans son état le plus subtil, disponible, que l’on peut extraire, juste avant la fécondation. Une fois la fécondation effectuée, l’énergie cesse d’être disponible et se consacre à la formation du fruit.
En résumé, Bach choisit la méthode de la solarisation, qui polarise l’élixir, pour obtenir des élixirs qui travaillent avec la personnalité polarisée dans sa négativité. La vertu nettoie le défaut. La vertu se fait visible chez nous dans un seul pôle de la plante (la fleur), et le défaut de la personnalité dans l’autre (le reste de la plante).
L’EBULLITION
Lors de la préparation des élixirs par ébullition, davantage d’éléments interviennent. Le Feu (la flamme), l’Eau également (l’eau dans la casserole que nous allons chauffer) la Terre (le combustible, bois, charbon, gaz) et l’Air représenté par l’oxygène qui permet la combustion et la flamme.
Voilà donc que nous avons les 4 éléments. Le tout, représenté par les 4 éléments, intervient dans la préparation d’un élixir qui sera, de ce fait, d’une polarité moindre que celle des élixirs élaborés par solarisation.
Rappelons-nous que Bach conseille d’ajouter des morceaux de tige et quelques feuilles aux fleurs lors de la préparation de ces élixirs. Aucune importance, donc, que l’information porte sur toute la plante. Ce que l’on recherche en utilisant ce mode d’élaboration, c’est une information complète sur l’être, moins polaire. Elle inclut donc les lumières et les ombres et contribue à l’équilibre des deux, conjointement au don spécifique de l’élixir. De là, beaucoup de ces élixirs plus spiritualisés qui travaillent les aspects apparemment polaires, comme Cherry Plum – contrôle/perte de contrôle – ou Crab Apple – excès d’ordre et de propreté ou manque de ceux-là. Généralement, il s’agit d’élixirs qui aident à intégrer les pôles opposés ou extrêmes d’une même caractéristique.
À mon avis, la différence subtile entre les deux façons d’élaborer est simple: si nous voulons travailler avec les aspects de la personnalité, nous élaborerons par solarisation. Si nous voulons travailler sur des aspects de plus grande ampleur, plus transpersonnels, nous les élaborerons par ébullition. Si nous voulons obtenir un élixir d’unité, nous utiliserons l’ébullition; si nous recherchons un élixir polarisé, nous utiliserons la solarisation.
Vincent Belbèze, 201
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Bibliographie:
(1) Las Flores de Bach + Espiritualizadas – Jordi Cañellas
Bach por Bach – Julian Barnard
Cúrese Ud. Mismo (Guéris-toi toi-même) – Edward Bach

